Selon Philippe, Le succès de MyMajorCompany fait enrager Pascal Nègre. Et ça pourrait se comprendre, tellement l'idée est bonne (une première en France je crois, alors que ça a déjà été réalisé outre manche), et semble même en voie de réussir puisque des artistes signés sur ce site ont réussi à obtenir le palier des 70 000 euros, financés uniquement par des internautes-fans, pour la production d'un album. Voilà qui risque de chambouler pour de bon les usages de la production musicale. Et en tous cas, je trouve ça génial.

En allant voir les contrats, notamment celui pour les producteurs, je vois que les "les internautes producteurs", après remboursement de l'investissement, touchent 30% sur les ventes. "MY MAJOR COMPANY versera à l'Internaute Producteur au pro rata de sa contribution financière à l'Enregistrement 30 % (trente pourcent) des Recettes Nettes hors taxes encaissées"... Pas mal. Et à priori, le service rendu par MyMajorCompany est gratuit en ce qui concerne les royalties (ils ne prennent pas de pourcentage, de royautés, sur les ventes de la musique vendue hors ou en ligne). Ils comptent se rattraper sur l'édition musicale (les droits d'auteurs) et les produits dérivés graphiques.

Mais dans le contrat d'artiste proposé, il y a un truc qui me pose question...

7. Exclusivité
L'Artiste déclare :
a) ne pas avoir fait apport à une société de perception et de répartition des droits prévue à l'article L.321-1 du Code de la propriété intellectuelle, telle que la SACEM, de tout ou partie des Droits sur les Oeuvres Musicales et les Eléments Visuels;


Est-ce que je comprends bien ? Un auteur sociétaire de la SACEM n'aurait pas le droit de bénéficier des services de MyMajorCompany ? Si c'est le cas, ça me laisse un peu pantois, et je serais curieux d'en connaître les raisons. De plus, par contrat d'édition, l'auteur s'engage à une exclusivité en ce qui concerne ses oeuvres auprès du MyMajorCompany qui semble donc être éditeur (ça s'appelle un Pacte de préférence). Eux-mêmes ne seraient donc pas éditeur sociétaire SACEM ?

Et je ne vois pas bien comment (si je comprends bien) on peut être éditeur et gérer les oeuvres d'auteurs compositeurs sans passer par la structure d'une société de gestion comme la SACEM. Ne serait-ce que pour gérer les droits de diffusion sur tous les médias de France, et je ne parle même pas du monde.

Quelqu'un aurait-il une réponse ?

[Edit 25 février 2008] Voir éclaircissements de Simon Istolainen, un des fondateurs, dans les commentaires ci-dessous.